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Fabrication de pièces plastiques : quels sont les éléments à intégrer dans un cahier des charges ?

Rédigé par Gaël Viez | 12 mars 2020 08:00:00

Pour répondre de manière précise à votre demande, le prestataire à qui vous souhaitez confier la fabrication de vos pièces plastique aura besoin d’un cahier des charges précis. Voici les principaux éléments que vous ne devez pas oublier de lui fournir.

Les 8 éléments à fournir dans un cahier des charges pour la fabrication de pièces plastiques : 

 

1. Fournir des plans 3D détaillés de votre projet plastique

La première chose à laquelle vous devez penser est de fournir, si possible, un plan 3D contenant le plus de détails possible.

Pourquoi un simple croquis papier n’est-il pas suffisant ? Tout simplement parce qu’un plan 3D contient des informations capitales pour le plasturgiste.

 

a) Forme et dimensions

Le choix des procédés de fabrication va dépendre en grande partie de la forme et des dimensions des pièces.

Par ailleurs, dans le cas de l’injection plastique et du soufflage, les dimensions servent également à déterminer la surface projetée de la pièce, la longueur du flux d’injection qui avec l’épaisseur seront les éléments utiles pour calculer la force de verrouillage et définir avec quelle machine sera fabriquée la pièce. 

 

b) Épaisseurs des parois et poids des pièces

Contrairement à un dessin à plat, un plan 3D informe sur les épaisseurs des pièces.

En connaissant à la fois les dimensions et les épaisseurs définies sur les plans 3D, il est facile de calculer le volume de matière à utiliser. Bien que ces épaisseurs seront probablement à ajuster en fonction des contraintes liées au procédé de fabrication choisi et aux contraintes d’usage, ces données sont essentielles pour permettre de chiffrer le coût matière.

 

 

2. Évaluer les besoins en termes de matière et d’aspect

Le volume matière n’est pas le seul élément à prendre en compte dans le chiffrage du coût matière. En fonction de vos besoins, votre prestataire pourra par exemple vous proposer des matériaux recyclés, biosourcés, biodégradables, etc.

Vous devez également fournir dans votre cahier des charges vos contraintes en matière d’aspect et de finition, car ceci peut engendrer des coûts additionnels :

  • les couleurs 
  • l’aspect de surface : mat, brillant, satiné, texturé 
  • les marquages (différents procédés existent : marquage à froid, IML, tampographie, etc. )

 

3. Estimer un volume prévisionnel annuel de pièces plastiques

Connaître le volume prévisionnel de pièces plastiques à fabriquer permet au prestataire de déterminer :

  1. S’il dispose des technologies adaptées à votre production
  2. La nuance d’acier ou d’aluminium qui composera les moules
  3. Le nombre d’empreintes qu’il y aura dans le moule
  4. La quantité de moules nécessaires, dans le cas du rotomoulage
  5. Le procédé à utiliser
Un moule servant à produire 100 000 pièces par an doit être conçu dans un alliage plus résistant qu’un moule sollicité pour 2000 pièces.

 

Techniquement parlant, certaines pièces peuvent être obtenues de différentes manières. En revanche, des procédés comme le rotomoulage sont plus adaptés aux petites séries, car beaucoup moins onéreux en termes d’outillage.

 

4. Donner l’usage final de la pièce et son environnement

En connaissant l’usage final de la pièce plastique, le plasturgiste peut savoir dans quel environnement elle va évoluer. Ceci lui permet de faire le bon choix de matériaux, d’ajuster les épaisseurs en fonction du cahier des charges et le cas échéant de rajouter des renforts.

N’hésitez donc pas à lui dire si la pièce doit résister :

  • aux UV 
  • au froid ou au gel 
  • à la chaleur ou à la flamme 
  • aux chocs ou à la pression 
  • aux agressions chimiques 
  • ou à tout autre environnement particulier 

 

5. Transmettre la date de mise sur le marché voulue

Il est important de communiquer au prestataire les délais dont vous souhaitez disposer. Cette information permettra d’organiser au mieux votre projet et de connaître sa faisabilité dans les délais impartis !

 

6. S’informer des contraintes normatives et réglementaires

Il est de la responsabilité du metteur sur le marché de s’assurer de la conformité du produit aux éventuelles normes auxquelles il est soumis. À titre d’exemple, la norme CE est obligatoire pour la fabrication de jouets.

Les contraintes normatives imposent parfois des tests de conformité, tels que des essais de résistance à la chute. Votre prestataire pourra éventuellement sous-traiter ces travaux à des laboratoires certifiés.

Dans ce cas, vous devez lui fournir les informations nécessaires dans votre cahier des charges.

 

7. S’assurer de disposer des droits de fabrication

Vous désirez lancer la fabrication d’une pièce plastique déjà existante ? Dans ce cas, vous devez, pour rester dans la légalité, vous assurer avec l’aide éventuelle de votre prestataire que :

  • Le produit que vous utilisez n’est pas breveté 
  • Ou le cas échéant que vous disposez des droits de fabrication 

 

8. Indiquer le type de conditionnement souhaité

Si vous avez déjà une idée du type de conditionnement que vous souhaitez, n’hésitez pas à le préciser au prestataire qui sera en mesure de savoir s’il est capable de réaliser ce conditionnement en interne.

Désirez-vous :

  • Un conditionnement à l’unité ?
  • Une livraison par sachets, par cartons ou par box ?
  • Que les produits soient livrés en vrac ?
  • Que les pièces soient assemblées ?

 

 

Fournir un plan 3D détaillé permet au plasturgiste d’avancer sur votre projet dans des conditions optimales. N’hésitez donc pas à transmettre le maximum d’informations dans votre cahier des charges, le déroulement de votre projet n’en sera que plus rapide. Vous avez besoin de conseils sur la rédaction de votre cahier des charges ? Contactez-nous, nous serons ravis de vous aider !